Le rôle principal du conseil de direction du réseau canadien d’accessibilité (RCA) est d’assurer la gérance du réseau au nom des organisations partenaires, qui bénéficieront des activités du réseau et de leurs retombées. Le conseil est composé d’entre 18 et 20 personnes représentant divers secteurs et organisations au Canada qui s’intéressent à l’accessibilité et à l’inclusion.
Le conseil de direction supervise la conduite des affaires du réseau en collaboration avec le bureau national du RCA au sein de l’Institut de l’accessibilité, qui est responsable de la réalisation quotidienne de la mission du réseau.
Afin de mieux comprendre les lignes directrices de ce conseil et les engagements que doivent prendre ses membres, veuillez consulter les documents suivants:
01
Mandat du conseil de direction
02
Temps à consacrer pour les conseils
03
Horaire des rencontres du RCA en 2024-2025
Codirectrice, communauté de pratique sur la recherche, la conception et l’innovation
Vous souhaitez en savoir plus sur le RCA et le travail du conseil de direction? Veuillez communiquer avec le bureau national du RCA à l’adresse suivante: [email protected].
Martha Jez est la propriétaire et PDG de Fair Chance Learning. Titulaire d’une maîtrise en Critical Disability Studies de l’Université York, Martha est une leader reconnue en éducation inclusive et tournée vers l’avenir. Elle a collaboré avec l’UNESCO, le British Council, Microsoft et Amazon afin de mettre en œuvre des programmes de développement des compétences au Canada, aux États-Unis, au Kenya, en Algérie et au Royaume-Uni. Son travail vise à renforcer la maîtrise du numérique, la littératie en IA et l’accès équitable aux technologies émergentes, grâce à la conception universelle de l’apprentissage (CUA) et à une transformation à l’échelle des systèmes. Martha siège également au comité de révision des programmes de l’OISE pour l’apprentissage professionnel continu, où elle contribue à façonner des programmes qui préparent les personnes et les organisations à un monde en constante évolution. Reconnue pour son énergie et sa devise « ON Y VA! », Martha apporte à chaque échange une expertise en collaboration et en innovation lorsqu’il est question de préparation de la main-d’œuvre.
Freda Uwa est une leader reconnue à l’échelle nationale en matière d’accessibilité, de santé mentale et de droits des personnes en situation de handicap, forte à la fois d’une expérience vécue et d’une vaste expertise professionnelle. À titre de dirigeante principale au sein du réseau Independent Living Canada (IL Canada), elle porte une voix forte et rassembleuse pour les Canadiennes et Canadiens en situation de handicap. IL Canada est un réseau pancanadien composé de 24 centres membres et, sous le leadership de Freda, il assume des fonctions essentielles de supervision, notamment en dirigeant un projet national de recherche pour Normes d’accessibilité Canada portant sur l’accessibilité des festivals et des événements.
Le leadership de Freda se distingue par son intégrité, sa persévérance et son engagement indéfectible envers la dignité, l’équité et l’inclusion. Elle détient des titres universitaires en leadership en soins infirmiers, en santé mentale communautaire et en gestion, et sa carrière couvre les domaines des soins de santé, de l’élaboration de politiques, de la mise en œuvre de programmes et de la défense des droits. Freda a animé des communautés de pratique réunissant des leaders d’organismes de personnes handicapées dans le cadre du projet IDEA de Race and Disability Canada. Consultante en droits de la personne auprès du Washington Institute of Diplomacy et fellow de l’Institute of Leadership UK, Freda est également l’autrice récemment publiée de Jollof Life, un ouvrage qui reflète sa passion pour la culture, le récit et la communauté.
Margaret prend sa retraite de la fonction publique du Canada en février 2025, après 24 années de service. Faire progresser l’accessibilité et l’inclusion constitue un élément central de sa carrière, et elle se réjouit de continuer à susciter des changements significatifs pour les Canadien(ne)s dans ce domaine grâce à son implication auprès de l’Institut de l’accessibilité et du Réseau canadien d’accessibilité (RCA).
De 2023 à 2025, Margaret agit à titre de conseillère spéciale en matière d’accessibilité auprès de la sous-ministre championne des employé(e)s fédéraux en situation de handicap et comme coprésidente de la Communauté de pratique interministérielle sur l’accessibilité. Dans le cadre de ces fonctions, elle apporte des contributions novatrices et porteuses pour renforcer la capacité de la fonction publique à recruter, maintenir en poste et faire progresser les employé(e)s en situation de handicap, en créant des liens entre les personnes et les idées dans différents secteurs.
Auparavant, Margaret est la directrice exécutive inaugurale du Bureau de l’accessibilité à Emploi et Développement social Canada (EDSC) et, de 2020 à 2023, elle dirige la préparation et la mise en œuvre du tout premier plan d’accessibilité du ministère en vertu de la Loi canadienne sur l’accessibilité. De plus, à titre de directrice principale des politiques stratégiques et de la réforme législative au Programme du travail d’EDSC de 2014 à 2020, elle joue un rôle de leadership dans la modernisation des protections en milieu de travail prévues par le Code canadien du travail.
Margaret est titulaire d’un doctorat en analyse des politiques et en administration publique de l’Université Carleton.
Lucille est une femme métisse bilingue qui possède une expérience vécue de plusieurs situations simultanées et intermittentes de handicap invisible, notamment en ce qui concerne la perte auditive, la santé mentale et la sensibilité environnementale. Cette expérience, jumelée à celle qu’elle a acquise en travaillant avec un ensemble intersectionnel de personnes issues de la diversité, lui confère un point de vue unique. Lucille est convaincue que l’inclusion des personnes en situation de handicap divers permet d’éliminer les barrières et de créer des espaces virtuels et bâtis inclusifs pour tous et toutes.
Formée en travail social, Lucille a consacré les 33 dernières années à la Ville d’Ottawa, au service de groupes méritant l’équité, en créant des politiques et des programmes qui augmentent le soutien offert, favorisent l’inclusion et réduisent la discrimination.
Dans ce rôle, Lucille a travaillé pour améliorer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap et les personnes âgées qui résident et travaillent à Ottawa, ainsi que celles qui visitent la ville. Elle a joué un rôle déterminant dans la création d’une culture de confiance en matière d’accessibilité. Cette culture a été créée en établissant des relations avec la communauté des personnes en situation de handicap, en aidant à développer des outils d’accessibilité fondamentaux, tels que les Normes de conception accessible, et en créant des événements pour les personnes âgées et des événements consacrés à l’accessibilité afin de célébrer les réussites. Elle encourage tout le monde à être des champion(ne)s de l’accessibilité et à considérer l’ensemble de leur travail sous l’angle de l’accessibilité.
En plus de diriger la mise en œuvre de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO) à la Ville d’Ottawa, Lucille a fait partie des comités de développement du règlement sur les normes d’accessibilité intégrées de la LAPHO, a été membre coordonnatrice du Ontario Network of Accessibility Professionals, et détient la certification CPACC (Certified Professional in Accessibility Core Competencies) décernée par la International Association of Accessibility Professionals (IAAP).
Membre à titre personnel, conseil de direction
Adrian D.C. Chan est professeur au Département de génie des systèmes et d’informatique de l’Université Carleton; directeur de la Spécialisation collaborative en accessibilité de l’Université Carleton; directeur du laboratoire Abilities Living Laboratory (ALL) de l’Université Carleton; professeur auxiliaire à l’École des sciences de l’activité physique de l’Université d’Ottawa; et chercheur affilié à l’Institut de recherche Santé Bruyère. Chercheur en génie biomédical, il possède une expertise en traitement de signaux biomédicaux, traitement d’images biomédicales, apprentissage automatique, systèmes de capteurs non invasifs, appareils fonctionnels et accessibilité. Il est ingénieur professionnel agréé, membre senior de l’IEEE, membre de la IEEE Engineering in Medicine and Biology Society, fellow de la Société canadienne de génie médical et biologique, et titulaire d’une bourse d’enseignement 3M (3M Teaching Fellow). M. Chan a été directeur du programme de formation aux cycles supérieurs NSERC-CREATE Research and Education in Accessibility, Design, and Innovation, et il est actuellement coprésident de la Coordinated Accessibility Strategy de l’Université Carleton, coprésident de Healthy Workplace à l’Université Carleton, et président du Conseil EDI de la Faculty of Engineering and Design. Dans toutes ses initiatives, y compris son travail en accessibilité, il s’efforce d’aider les autres à réaliser leur plein potentiel, afin qu’ils puissent contribuer positivement à notre société commune.
En tant que vice-rectrice de l’Université Carleton (étudiant(e)s et inscription), Suzanne porte son attention sur chaque expérience étudiante, depuis la première inscription jusqu’à l’obtention du diplôme, et même jusqu’au futur emploi. Selon elle, l’accessibilité est constitutive d’une expérience exceptionnelle.
Suzanne travaille dans l’éducation postsecondaire depuis la fin des années 1980, occupant des fonctions au ministère des Collèges et Universités et à La Cité collégiale. Elle travaille à l’Université Carleton depuis plus de 20 ans, tout d’abord en tant que directrice des services d’admission puis en tant que registraire d’université et vice-rectrice adjointe (étudiant(e)s et inscription). Elle a mis en place une initiative primée à Carleton, le Student Mental Health Framework. Suzanne est titulaire d’un baccalauréat en commerce de l’Université d’Ottawa.
Suzanne a toujours défendu les intérêts des étudiant(e)s, y compris ceux de son propre enfant qui présente un trouble d’apprentissage : « J’intègre cette perspective dans mon travail au quotidien. Je m’efforce de me mettre à la place des étudiant(e)s. Plus précisément, je cherche à déterminer comment continuer à changer d’orientation de manière à soutenir les personnes en situation de handicap et confrontées à des problèmes d’accessibilité. »
En tant que présidente du conseil de direction du RCA, Suzanne perçoit une dynamique grandissante. « En 2012, l’Université Carleton a lancé l’initiative READ. Deux ans après, nous avons accueilli le Sommet international de l’accessibilité, l’occasion de nous projeter au-delà de la stratégie d’accessibilité de notre établissement et de rassembler nos partenaires », explique-t-elle. « L’Initiative David C. Onley a ensuite été lancée. Aujourd’hui, l’Université Carleton franchit une nouvelle étape, en devenant le cœur névralgique du RCA. Le réseau a un grand potentiel et des parties prenantes qui sont déterminées à faire changer les choses.
La devise de Suzanne : Prenez du recul pour analyser les situations du point de vue d’autrui. Cherchez à comprendre leurs origines et la manière adéquate de les traiter.
Brad est président de Brohman & Associates, une firme de conseil basée à Ottawa qui se concentre sur la stratégie, les partenariats, le développement commercial et l’innovation technologique. Au cours de la dernière décennie, il s’est principalement concentré sur l’accessibilité et l’inclusion au sein de la communauté des personnes handicapées.
Il est actuellement conseiller des PDG d’AccessNow et d’Adaptabilité Canada – deux des principales entreprises d’accessibilité du pays – et directeur général du Inclusive Workplace & Supply Council of Canada. De 2015 à 2018, il a été vice-président des partenariats stratégiques et des relations gouvernementales à la Fondation Rick Hansen et a fait partie de l’équipe chargée de concevoir le programme de certification de l’accessibilité de la Fondation.
Grâce à ce travail, il a acquis une connaissance approfondie de l’évolution du paysage juridique et réglementaire en matière d’accessibilité au Canada et dans le monde, et il a contribué à de multiples consultations fédérales et provinciales, notamment en donnant des conseils sur la création de la Loi sur l’accessibilité du Canada.
Au cours de sa carrière, Brad a occupé des postes de direction dans les secteurs public et privé, notamment celui de directeur des opérations d’une entreprise mondiale de haute technologie, de directeur de la gouvernance d’un fonds de technologies propres de plusieurs milliards de dollars, ainsi que des postes à responsabilité au sein des gouvernements fédéral et de la province de Colombie Britannique. Il est un entrepreneur en série, un investisseur et un mentor pour de nombreuses start-ups au Canada et à l’étranger, souvent dans le domaine des produits et services technologiques.
Il est titulaire d’une licence de l’université de Victoria et d’un diplôme de droit de l’université Queen’s. Il a été admis au barreau de la Colombie-Britannique, mais il a choisi de ne pas pratiquer.
Brad s’est impliqué dans le RCA depuis sa fondation en 2019 et reste activement lié au RCA et à l’Institut de l’accessibilité.
La devise de sa carrière est simple : Je veux travailler avec des personnes importantes sur des sujets qui comptent – parce que la vie est courte.
Estela est cofondatrice et présidente-directrice générale de Make A Difference Through Inclusion Ltée. (MADTI), une entreprise sociale axée sur les stratégies commerciales, les technologies et l’innovation accessibles et inclusives. Elle occupe également le poste de directrice et de partenaire au sein de Keywork Labs inc., une société de services à large bande et de cybersécurité. Forte de plus de trente ans d’expérience dans les domaines des affaires et de la technologie, Mme Dalayoan-Pinlac a consacré les dix dernières années de sa vie à la transformation des expériences client grâce à des pratiques inclusives. En tant qu’auteure publiée et fervente défenseuse de l’accessibilité, Mme Dalayoan-Pinlac tire parti de ses expériences personnelles et professionnelles pour créer des solutions innovantes et accessibles pour diverses communautés.
Katja est gestionnaire du programme de bourses d’études de l’Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire (NEADS). Elle est dans la dernière année d’une maîtrise en ligne en rédaction de demandes de subventions et en évaluation de programmes à l’Université Concordia de Chicago. Avant sa maîtrise, Katja obtient un baccalauréat en travail social de l’Université Carleton et un diplôme en travail auprès des enfants et des jeunes du Collège Georgian. Outre les études, elle aime éduquer le public sur les hauts et les bas liés à l’accessibilité et à l’inclusion qui accompagnent la vie d’une étudiante aveugle au postsecondaire et qui chemine dans le monde avec l’aide d’un chien-guide. Katja offre au conseil de direction une perspective d’étudiant(e) unique en matière d’accessibilité et d’inclusion.
Fineen est consultante en accessibilité au sein de la division Risk Advisory Services de BDO Canada. Elle apporte à la fois son expertise professionnelle et son expérience vécue du handicap dans son travail. Elle est actuellement co-directrice de la communauté de pratique sur l’emploi du Réseau canadien de l’accessibilité, où elle aide à guider les initiatives nationales et intersectorielles visant à faire progresser l’accessibilité en matière d’emploi.
Fineen a contribué à de nombreux projets au sein du Réseau canadien de l’accessibilité, dans les domaines de l’éducation et de la formation, de l’emploi et de la recherche, de la conception et de l’innovation. Reconnue comme un leader émergent en matière d’accessibilité par le Réseau en 2024, elle a mis à profit son expérience vécue pour susciter des changements significatifs.
Avant de rejoindre BDO, Fineen a été activement impliquée dans la défense des droits des personnes handicapées autochtones et la coordination de services d’emploi au niveau national, renforçant ainsi son expertise en matière de politiques, d’inclusion et de meilleures pratiques en matière d’accessibilité.
« Nous sommes les leaders de ce mouvement parce que nous le vivons. Nos voix doivent être entendues. – Judy Heumann
Amber est une stratège en accessibilité détentrice de la certification CPACC (Certified Professional in Accessibility Core Competencies) qui travaille actuellement pour Fable, une organisation collaboratrice du RCA basée à Toronto, au Canada. Forte d’une formation en conception de l’expérience utilisateur et en conception inclusive pour les médias numériques, Amber combine ces compétences pratiques avec une compréhension approfondie de diverses technologies d’assistance pour conseiller à la fois ses collègues et les entreprises clientes de Fable sur la manière d’intégrer les personnes en situation de handicap au développement des produits.
Faisant partie des premier(ère)s employé(e)s de Fable, Amber a conçu et a animé des ateliers pour les équipes de plus de 100 membres, et a mené des séances individuelles d’accompagnement pour des organisations telles que Slack et Shopify. Amber est passionnée par le fait d’aider les gens à changer leur façon de penser en ce qui concerne l’accessibilité. Elle adore aller au-delà des listes de contrôle et créer des expériences agréables pour tout le monde.
Claire a consacré sa carrière de chercheuse à l’amélioration de la vie des personnes en situation de handicap. Ses recherches au sein du laboratoire BDAT (Building and Designing Assistive Technology) sont diverses et couvrent trois domaines principaux : les biomatériaux, l’analyse du mouvement et les technologies d’assistance. L’objectif principal de son travail de recherche est d’accroître l’indépendance des personnes en situation de handicap. Claire est actuellement professeure adjointe en ingénierie mécanique et des matériaux à l’Université Queen’s et maître de conférences honoraire aux départements de chirurgie et d’ingénierie mécanique de l’Université d’Auckland.
Jeune fille, Mae est inspirée par sa famille, des proches touché(e)s par un handicap auditif héréditaire profond et son oncle souffrant d’une arthrite débilitante. Le fait de voir la façon dont ces personnes affrontent leurs défis la sert lorsqu’elle commence à perdre elle aussi l’ouïe au début de sa vie de jeune adulte. « J’ai été assez chanceuse d’avoir des exemples et mentors qui ont toujours recherché des solutions pratiques pour mener leurs vies familiale, professionnelle et personnelle ô combien précieuses pour eux », explique-t-elle.
Mae est directrice du Bureau de la politique et de la science en matière de drogues à Santé Canada. Riche de plus de 20 années passées à Santé Canada, à l’Agence de la santé publique du Canada et au ministère de la Défense nationale, elle possède une solide expérience en politiques, en planification stratégique et production de rapports, en mobilisation des parties prenantes et en gestion du changement. Elle possède un baccalauréat ès arts en histoire de l’Université du Manitoba, une maîtrise ès arts en science politique de l’Université Carleton et un diplôme en études européennes de l’Université d’Anvers, en Belgique.
En quête d’outils et de soutiens pour continuer son travail, Mae prend conscience qu’elle n’est pas la seule à rencontrer des difficultés pour trouver l’aide requise. Cela la conduite à intégrer les Réseaux des personnes handicapées de l’Agence de la santé publique et Santé Canada. En tant que présidente du Réseau des personnes handicapées de Santé Canada depuis 2018, Mae propose des initiatives en faveur d’un milieu de travail inclusif, diversifié et sain, parmi lesquelles la création de partenariats entre les fonctionnaires en situation de handicap et les services généraux. « La fonction publique fédérale connaît une véritable dynamique dont nous devons tirer parti, afin que les fonctionnaires en situation de handicap puissent participer à la définition des solutions. Cela est bien est encourageant, mais nous savons qu’il reste encore beaucoup à accomplir. »
Pour Mae, le nouveau réseau représente une occasion de tisser des liens dynamiques entre la fonction publique et les programmes nationaux plus vastes. « Je m’attends à assister à de nombreuses synergies qui seront très utiles. »
Maureen occupe le poste de présidente-directrice générale du Conseil canadien de la réadaptation et du travail (CCRT) depuis 2012. Reconnue comme une actrice incontournable du secteur du polyhandicap, elle agit à titre de représentante de la société civile canadienne pour l’Article 27 (Travail et emploi) de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). En 2024, elle a rejoint la délégation canadienne de la société civile au G7 en Italie, où elle a contribué à l’élaboration de la Charte de Solfagnano, influençant ainsi les politiques et la coopération internationale en matière de handicap.
À l’échelle nationale, Maureen a joué un rôle clé en codirigeant plusieurs initiatives sur le handicap et l’emploi au Canada. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Normes d’accessibilité Canada et de l’Association canadienne de soutien à l’emploi (ACSE). Son engagement en faveur des droits des personnes en situation de handicap et de l’équité entre les genres lui a valu le tout premier Prix Colibri, décerné par DAWN Canada. Maureen a commencé sa carrière dans la communauté Sourde et maîtrise la langue des signes américaine (ASL).
Tony est né avec une basse vision et est légalement aveugle, mais cela ne ralentit pas son rythme de vie. Il fait du rafting avec son équipe de travail, conduit un traîneau à chiens avec sa fille comme passagère, essaie un bobsleigh à Lake Placid et pratique le ski nautique sur un seul ski. « Mon handicap a forgé mon caractère et m’a poussé à me surpasser et à trouver continuellement des moyens créatifs et efficaces de vivre pleinement ma vie, de poursuivre une carrière réussie et de transmettre aux autres ce que j’ai reçu et appris », explique-t-il.
Tony passe toute sa carrière à Statistique Canada, gravissant les échelons au cours des 30 dernières années pour devenir directeur général. En 2002, il ajoute une nouvelle ligne à sa description de poste : champion pour les personnes en situation de handicap. L’objectif est la pleine participation, en soutenant chaque personne et en tirant profit de sa contribution et de sa productivité. Le rôle élargi de Tony lui a permis d’acquérir de vastes connaissances sur le handicap, les besoins, les obstacles perçus ou réels, les accommodements efficaces, les nombreuses facettes de l’accessibilité, les mécanismes et les solutions. En 2012, il reçoit la médaille du jubilé de diamant Elizabeth II, en reconnaissance de son leadership dans la promotion de la diversité à Statistique Canada.
Tony est vice-président du conseil de direction et président du conseil consultatif du RCA. « Au départ, je veux écouter afin d’établir un climat de vérité et de confiance. J’espère que le réseau fera boule de neige et que d’autres organisations souhaiteront nous rejoindre pour prendre part à l’action. Ensemble, nous pouvons influer positivement sur les politiques et les changements culturels en matière d’accessibilité et d’inclusion pour toutes et pour tous. »
La devise de Tony : Si tu vois une porte un peu ouverte, ouvre-la.
Boris, réfugié bosniaque de 21 ans, arrive au Canada en 1995. Son vécu de la guerre façonne son mode de pensée et son cheminement de carrière. « Pour moi, cela avait du sens sur le plan personnel. Mon expérience a permis de mettre en lumière la nécessité de reconnaître et soutenir les personnes confrontées à des obstacles, peu importe les circonstances. »
Boris a intégré l’Université Carleton en tant qu’étudiant il y a 24 ans. Très vite, il a contribué à la réussite d’étudiant(e)s en situation de handicap, notamment en matière de leadership, de services directs aux étudiant(e)s, de développement du corps professoral, de recherche appliquée et de normes professionnelles. En tant que directeur de l’Initiative READ, Boris s’engage à faire de l’Université Carleton un chef de file national en matière d’accessibilité. Il est titulaire d’un baccalauréat ès arts en psychologie de l’Université Carleton, d’une maîtrise ès éducation en counselling de l’Université d’Ottawa et d’un doctorat en science de l’apprentissage de l’Université McGill.
Boris a travaillé avec un petit groupe de collègues pour promouvoir l’idée du RCA. Comme il l’explique, le concept est né de la culture de l’accessibilité au sein de l’Université Carleton, et de la volonté de collaborer avec les diverses parties prenantes concernées par l’accessibilité dans différents secteurs et disciplines. « Le réseau est le socle fédérateur dont nous avons besoin pour favoriser l’accessibilité en tant que paradigme sociétal complexe », affirme-t-il. « Pour réussir, le RCA, en tant que communauté, doit construire sa propre identité dans un état d’esprit axé sur l’action et les retombées. »
La devise de Boris : Respectez la vie avant tout, sans pour autant s’en prendre la tête.
Martha Jez est la propriétaire et PDG de Fair Chance Learning. Titulaire d’une maîtrise en Critical Disability Studies de l’Université York, Martha est une leader reconnue en éducation inclusive et tournée vers l’avenir. Elle a collaboré avec l’UNESCO, le British Council, Microsoft et Amazon afin de mettre en œuvre des programmes de développement des compétences au Canada, aux États-Unis, au Kenya, en Algérie et au Royaume-Uni. Son travail vise à renforcer la maîtrise du numérique, la littératie en IA et l’accès équitable aux technologies émergentes, grâce à la conception universelle de l’apprentissage (CUA) et à une transformation à l’échelle des systèmes. Martha siège également au comité de révision des programmes de l’OISE pour l’apprentissage professionnel continu, où elle contribue à façonner des programmes qui préparent les personnes et les organisations à un monde en constante évolution. Reconnue pour son énergie et sa devise « ON Y VA! », Martha apporte à chaque échange une expertise en collaboration et en innovation lorsqu’il est question de préparation de la main-d’œuvre.
Freda Uwa est une leader reconnue à l’échelle nationale en matière d’accessibilité, de santé mentale et de droits des personnes en situation de handicap, forte à la fois d’une expérience vécue et d’une vaste expertise professionnelle. À titre de dirigeante principale au sein du réseau Independent Living Canada (IL Canada), elle porte une voix forte et rassembleuse pour les Canadiennes et Canadiens en situation de handicap. IL Canada est un réseau pancanadien composé de 24 centres membres et, sous le leadership de Freda, il assume des fonctions essentielles de supervision, notamment en dirigeant un projet national de recherche pour Normes d’accessibilité Canada portant sur l’accessibilité des festivals et des événements.
Le leadership de Freda se distingue par son intégrité, sa persévérance et son engagement indéfectible envers la dignité, l’équité et l’inclusion. Elle détient des titres universitaires en leadership en soins infirmiers, en santé mentale communautaire et en gestion, et sa carrière couvre les domaines des soins de santé, de l’élaboration de politiques, de la mise en œuvre de programmes et de la défense des droits. Freda a animé des communautés de pratique réunissant des leaders d’organismes de personnes handicapées dans le cadre du projet IDEA de Race and Disability Canada. Consultante en droits de la personne auprès du Washington Institute of Diplomacy et fellow de l’Institute of Leadership UK, Freda est également l’autrice récemment publiée de Jollof Life, un ouvrage qui reflète sa passion pour la culture, le récit et la communauté.
Margaret prend sa retraite de la fonction publique du Canada en février 2025, après 24 années de service. Faire progresser l’accessibilité et l’inclusion constitue un élément central de sa carrière, et elle se réjouit de continuer à susciter des changements significatifs pour les Canadien(ne)s dans ce domaine grâce à son implication auprès de l’Institut de l’accessibilité et du Réseau canadien d’accessibilité (RCA).
De 2023 à 2025, Margaret agit à titre de conseillère spéciale en matière d’accessibilité auprès de la sous-ministre championne des employé(e)s fédéraux en situation de handicap et comme coprésidente de la Communauté de pratique interministérielle sur l’accessibilité. Dans le cadre de ces fonctions, elle apporte des contributions novatrices et porteuses pour renforcer la capacité de la fonction publique à recruter, maintenir en poste et faire progresser les employé(e)s en situation de handicap, en créant des liens entre les personnes et les idées dans différents secteurs.
Auparavant, Margaret est la directrice exécutive inaugurale du Bureau de l’accessibilité à Emploi et Développement social Canada (EDSC) et, de 2020 à 2023, elle dirige la préparation et la mise en œuvre du tout premier plan d’accessibilité du ministère en vertu de la Loi canadienne sur l’accessibilité. De plus, à titre de directrice principale des politiques stratégiques et de la réforme législative au Programme du travail d’EDSC de 2014 à 2020, elle joue un rôle de leadership dans la modernisation des protections en milieu de travail prévues par le Code canadien du travail.
Margaret est titulaire d’un doctorat en analyse des politiques et en administration publique de l’Université Carleton.
Lucille est une femme métisse bilingue qui possède une expérience vécue de plusieurs situations simultanées et intermittentes de handicap invisible, notamment en ce qui concerne la perte auditive, la santé mentale et la sensibilité environnementale. Cette expérience, jumelée à celle qu’elle a acquise en travaillant avec un ensemble intersectionnel de personnes issues de la diversité, lui confère un point de vue unique. Lucille est convaincue que l’inclusion des personnes en situation de handicap divers permet d’éliminer les barrières et de créer des espaces virtuels et bâtis inclusifs pour tous et toutes.
Formée en travail social, Lucille a consacré les 33 dernières années à la Ville d’Ottawa, au service de groupes méritant l’équité, en créant des politiques et des programmes qui augmentent le soutien offert, favorisent l’inclusion et réduisent la discrimination.
Dans ce rôle, Lucille a travaillé pour améliorer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap et les personnes âgées qui résident et travaillent à Ottawa, ainsi que celles qui visitent la ville. Elle a joué un rôle déterminant dans la création d’une culture de confiance en matière d’accessibilité. Cette culture a été créée en établissant des relations avec la communauté des personnes en situation de handicap, en aidant à développer des outils d’accessibilité fondamentaux, tels que les Normes de conception accessible, et en créant des événements pour les personnes âgées et des événements consacrés à l’accessibilité afin de célébrer les réussites. Elle encourage tout le monde à être des champion(ne)s de l’accessibilité et à considérer l’ensemble de leur travail sous l’angle de l’accessibilité.
En plus de diriger la mise en œuvre de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO) à la Ville d’Ottawa, Lucille a fait partie des comités de développement du règlement sur les normes d’accessibilité intégrées de la LAPHO, a été membre coordonnatrice du Ontario Network of Accessibility Professionals, et détient la certification CPACC (Certified Professional in Accessibility Core Competencies) décernée par la International Association of Accessibility Professionals (IAAP).
En tant que vice-rectrice de l’Université Carleton (étudiant(e)s et inscription), Suzanne porte son attention sur chaque expérience étudiante, depuis la première inscription jusqu’à l’obtention du diplôme, et même jusqu’au futur emploi. Selon elle, l’accessibilité est constitutive d’une expérience exceptionnelle.
Suzanne travaille dans l’éducation postsecondaire depuis la fin des années 1980, occupant des fonctions au ministère des Collèges et Universités et à La Cité collégiale. Elle travaille à l’Université Carleton depuis plus de 20 ans, tout d’abord en tant que directrice des services d’admission puis en tant que registraire d’université et vice-rectrice adjointe (étudiant(e)s et inscription). Elle a mis en place une initiative primée à Carleton, le Student Mental Health Framework. Suzanne est titulaire d’un baccalauréat en commerce de l’Université d’Ottawa.
Suzanne a toujours défendu les intérêts des étudiant(e)s, y compris ceux de son propre enfant qui présente un trouble d’apprentissage : « J’intègre cette perspective dans mon travail au quotidien. Je m’efforce de me mettre à la place des étudiant(e)s. Plus précisément, je cherche à déterminer comment continuer à changer d’orientation de manière à soutenir les personnes en situation de handicap et confrontées à des problèmes d’accessibilité. »
En tant que présidente du conseil de direction du RCA, Suzanne perçoit une dynamique grandissante. « En 2012, l’Université Carleton a lancé l’initiative READ. Deux ans après, nous avons accueilli le Sommet international de l’accessibilité, l’occasion de nous projeter au-delà de la stratégie d’accessibilité de notre établissement et de rassembler nos partenaires », explique-t-elle. « L’Initiative David C. Onley a ensuite été lancée. Aujourd’hui, l’Université Carleton franchit une nouvelle étape, en devenant le cœur névralgique du RCA. Le réseau a un grand potentiel et des parties prenantes qui sont déterminées à faire changer les choses.
La devise de Suzanne : Prenez du recul pour analyser les situations du point de vue d’autrui. Cherchez à comprendre leurs origines et la manière adéquate de les traiter.
Brad est président de Brohman & Associates, une firme de conseil basée à Ottawa qui se concentre sur la stratégie, les partenariats, le développement commercial et l’innovation technologique. Au cours de la dernière décennie, il s’est principalement concentré sur l’accessibilité et l’inclusion au sein de la communauté des personnes handicapées.
Il est actuellement conseiller des PDG d’AccessNow et d’Adaptabilité Canada – deux des principales entreprises d’accessibilité du pays – et directeur général du Inclusive Workplace & Supply Council of Canada. De 2015 à 2018, il a été vice-président des partenariats stratégiques et des relations gouvernementales à la Fondation Rick Hansen et a fait partie de l’équipe chargée de concevoir le programme de certification de l’accessibilité de la Fondation.
Grâce à ce travail, il a acquis une connaissance approfondie de l’évolution du paysage juridique et réglementaire en matière d’accessibilité au Canada et dans le monde, et il a contribué à de multiples consultations fédérales et provinciales, notamment en donnant des conseils sur la création de la Loi sur l’accessibilité du Canada.
Au cours de sa carrière, Brad a occupé des postes de direction dans les secteurs public et privé, notamment celui de directeur des opérations d’une entreprise mondiale de haute technologie, de directeur de la gouvernance d’un fonds de technologies propres de plusieurs milliards de dollars, ainsi que des postes à responsabilité au sein des gouvernements fédéral et de la province de Colombie Britannique. Il est un entrepreneur en série, un investisseur et un mentor pour de nombreuses start-ups au Canada et à l’étranger, souvent dans le domaine des produits et services technologiques.
Il est titulaire d’une licence de l’université de Victoria et d’un diplôme de droit de l’université Queen’s. Il a été admis au barreau de la Colombie-Britannique, mais il a choisi de ne pas pratiquer.
Brad s’est impliqué dans le RCA depuis sa fondation en 2019 et reste activement lié au RCA et à l’Institut de l’accessibilité.
La devise de sa carrière est simple : Je veux travailler avec des personnes importantes sur des sujets qui comptent – parce que la vie est courte.
Estela est cofondatrice et présidente-directrice générale de Make A Difference Through Inclusion Ltée. (MADTI), une entreprise sociale axée sur les stratégies commerciales, les technologies et l’innovation accessibles et inclusives. Elle occupe également le poste de directrice et de partenaire au sein de Keywork Labs inc., une société de services à large bande et de cybersécurité. Forte de plus de trente ans d’expérience dans les domaines des affaires et de la technologie, Mme Dalayoan-Pinlac a consacré les dix dernières années de sa vie à la transformation des expériences client grâce à des pratiques inclusives. En tant qu’auteure publiée et fervente défenseuse de l’accessibilité, Mme Dalayoan-Pinlac tire parti de ses expériences personnelles et professionnelles pour créer des solutions innovantes et accessibles pour diverses communautés.
Fineen est consultante en accessibilité au sein de la division Risk Advisory Services de BDO Canada. Elle apporte à la fois son expertise professionnelle et son expérience vécue du handicap dans son travail. Elle est actuellement co-directrice de la communauté de pratique sur l’emploi du Réseau canadien de l’accessibilité, où elle aide à guider les initiatives nationales et intersectorielles visant à faire progresser l’accessibilité en matière d’emploi.
Fineen a contribué à de nombreux projets au sein du Réseau canadien de l’accessibilité, dans les domaines de l’éducation et de la formation, de l’emploi et de la recherche, de la conception et de l’innovation. Reconnue comme un leader émergent en matière d’accessibilité par le Réseau en 2024, elle a mis à profit son expérience vécue pour susciter des changements significatifs.
Avant de rejoindre BDO, Fineen a été activement impliquée dans la défense des droits des personnes handicapées autochtones et la coordination de services d’emploi au niveau national, renforçant ainsi son expertise en matière de politiques, d’inclusion et de meilleures pratiques en matière d’accessibilité.
« Nous sommes les leaders de ce mouvement parce que nous le vivons. Nos voix doivent être entendues. – Judy Heumann
Amber est une stratège en accessibilité détentrice de la certification CPACC (Certified Professional in Accessibility Core Competencies) qui travaille actuellement pour Fable, une organisation collaboratrice du RCA basée à Toronto, au Canada. Forte d’une formation en conception de l’expérience utilisateur et en conception inclusive pour les médias numériques, Amber combine ces compétences pratiques avec une compréhension approfondie de diverses technologies d’assistance pour conseiller à la fois ses collègues et les entreprises clientes de Fable sur la manière d’intégrer les personnes en situation de handicap au développement des produits.
Faisant partie des premier(ère)s employé(e)s de Fable, Amber a conçu et a animé des ateliers pour les équipes de plus de 100 membres, et a mené des séances individuelles d’accompagnement pour des organisations telles que Slack et Shopify. Amber est passionnée par le fait d’aider les gens à changer leur façon de penser en ce qui concerne l’accessibilité. Elle adore aller au-delà des listes de contrôle et créer des expériences agréables pour tout le monde.
Claire a consacré sa carrière de chercheuse à l’amélioration de la vie des personnes en situation de handicap. Ses recherches au sein du laboratoire BDAT (Building and Designing Assistive Technology) sont diverses et couvrent trois domaines principaux : les biomatériaux, l’analyse du mouvement et les technologies d’assistance. L’objectif principal de son travail de recherche est d’accroître l’indépendance des personnes en situation de handicap. Claire est actuellement professeure adjointe en ingénierie mécanique et des matériaux à l’Université Queen’s et maître de conférences honoraire aux départements de chirurgie et d’ingénierie mécanique de l’Université d’Auckland.
Jeune fille, Mae est inspirée par sa famille, des proches touché(e)s par un handicap auditif héréditaire profond et son oncle souffrant d’une arthrite débilitante. Le fait de voir la façon dont ces personnes affrontent leurs défis la sert lorsqu’elle commence à perdre elle aussi l’ouïe au début de sa vie de jeune adulte. « J’ai été assez chanceuse d’avoir des exemples et mentors qui ont toujours recherché des solutions pratiques pour mener leurs vies familiale, professionnelle et personnelle ô combien précieuses pour eux », explique-t-elle.
Mae est directrice du Bureau de la politique et de la science en matière de drogues à Santé Canada. Riche de plus de 20 années passées à Santé Canada, à l’Agence de la santé publique du Canada et au ministère de la Défense nationale, elle possède une solide expérience en politiques, en planification stratégique et production de rapports, en mobilisation des parties prenantes et en gestion du changement. Elle possède un baccalauréat ès arts en histoire de l’Université du Manitoba, une maîtrise ès arts en science politique de l’Université Carleton et un diplôme en études européennes de l’Université d’Anvers, en Belgique.
En quête d’outils et de soutiens pour continuer son travail, Mae prend conscience qu’elle n’est pas la seule à rencontrer des difficultés pour trouver l’aide requise. Cela la conduite à intégrer les Réseaux des personnes handicapées de l’Agence de la santé publique et Santé Canada. En tant que présidente du Réseau des personnes handicapées de Santé Canada depuis 2018, Mae propose des initiatives en faveur d’un milieu de travail inclusif, diversifié et sain, parmi lesquelles la création de partenariats entre les fonctionnaires en situation de handicap et les services généraux. « La fonction publique fédérale connaît une véritable dynamique dont nous devons tirer parti, afin que les fonctionnaires en situation de handicap puissent participer à la définition des solutions. Cela est bien est encourageant, mais nous savons qu’il reste encore beaucoup à accomplir. »
Pour Mae, le nouveau réseau représente une occasion de tisser des liens dynamiques entre la fonction publique et les programmes nationaux plus vastes. « Je m’attends à assister à de nombreuses synergies qui seront très utiles. »
Maureen occupe le poste de présidente-directrice générale du Conseil canadien de la réadaptation et du travail (CCRT) depuis 2012. Reconnue comme une actrice incontournable du secteur du polyhandicap, elle agit à titre de représentante de la société civile canadienne pour l’Article 27 (Travail et emploi) de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). En 2024, elle a rejoint la délégation canadienne de la société civile au G7 en Italie, où elle a contribué à l’élaboration de la Charte de Solfagnano, influençant ainsi les politiques et la coopération internationale en matière de handicap.
À l’échelle nationale, Maureen a joué un rôle clé en codirigeant plusieurs initiatives sur le handicap et l’emploi au Canada. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Normes d’accessibilité Canada et de l’Association canadienne de soutien à l’emploi (ACSE). Son engagement en faveur des droits des personnes en situation de handicap et de l’équité entre les genres lui a valu le tout premier Prix Colibri, décerné par DAWN Canada. Maureen a commencé sa carrière dans la communauté Sourde et maîtrise la langue des signes américaine (ASL).
Tony est né avec une basse vision et est légalement aveugle, mais cela ne ralentit pas son rythme de vie. Il fait du rafting avec son équipe de travail, conduit un traîneau à chiens avec sa fille comme passagère, essaie un bobsleigh à Lake Placid et pratique le ski nautique sur un seul ski. « Mon handicap a forgé mon caractère et m’a poussé à me surpasser et à trouver continuellement des moyens créatifs et efficaces de vivre pleinement ma vie, de poursuivre une carrière réussie et de transmettre aux autres ce que j’ai reçu et appris », explique-t-il.
Tony passe toute sa carrière à Statistique Canada, gravissant les échelons au cours des 30 dernières années pour devenir directeur général. En 2002, il ajoute une nouvelle ligne à sa description de poste : champion pour les personnes en situation de handicap. L’objectif est la pleine participation, en soutenant chaque personne et en tirant profit de sa contribution et de sa productivité. Le rôle élargi de Tony lui a permis d’acquérir de vastes connaissances sur le handicap, les besoins, les obstacles perçus ou réels, les accommodements efficaces, les nombreuses facettes de l’accessibilité, les mécanismes et les solutions. En 2012, il reçoit la médaille du jubilé de diamant Elizabeth II, en reconnaissance de son leadership dans la promotion de la diversité à Statistique Canada.
Tony est vice-président du conseil de direction et président du conseil consultatif du RCA. « Au départ, je veux écouter afin d’établir un climat de vérité et de confiance. J’espère que le réseau fera boule de neige et que d’autres organisations souhaiteront nous rejoindre pour prendre part à l’action. Ensemble, nous pouvons influer positivement sur les politiques et les changements culturels en matière d’accessibilité et d’inclusion pour toutes et pour tous. »
La devise de Tony : Si tu vois une porte un peu ouverte, ouvre-la.
Boris, réfugié bosniaque de 21 ans, arrive au Canada en 1995. Son vécu de la guerre façonne son mode de pensée et son cheminement de carrière. « Pour moi, cela avait du sens sur le plan personnel. Mon expérience a permis de mettre en lumière la nécessité de reconnaître et soutenir les personnes confrontées à des obstacles, peu importe les circonstances. »
Boris a intégré l’Université Carleton en tant qu’étudiant il y a 24 ans. Très vite, il a contribué à la réussite d’étudiant(e)s en situation de handicap, notamment en matière de leadership, de services directs aux étudiant(e)s, de développement du corps professoral, de recherche appliquée et de normes professionnelles. En tant que directeur de l’Initiative READ, Boris s’engage à faire de l’Université Carleton un chef de file national en matière d’accessibilité. Il est titulaire d’un baccalauréat ès arts en psychologie de l’Université Carleton, d’une maîtrise ès éducation en counselling de l’Université d’Ottawa et d’un doctorat en science de l’apprentissage de l’Université McGill.
Boris a travaillé avec un petit groupe de collègues pour promouvoir l’idée du RCA. Comme il l’explique, le concept est né de la culture de l’accessibilité au sein de l’Université Carleton, et de la volonté de collaborer avec les diverses parties prenantes concernées par l’accessibilité dans différents secteurs et disciplines. « Le réseau est le socle fédérateur dont nous avons besoin pour favoriser l’accessibilité en tant que paradigme sociétal complexe », affirme-t-il. « Pour réussir, le RCA, en tant que communauté, doit construire sa propre identité dans un état d’esprit axé sur l’action et les retombées. »
La devise de Boris : Respectez la vie avant tout, sans pour autant s’en prendre la tête.